Migration de RDM (Raw Device Mapping)

Bonjour,

 

Lors de mon dernier projet, j’ai dû migrer des VMs sur une infrastructure NetApp en NFS.

Le client avait créé plusieurs VMs avec RDM en physical compatibility, pour stocker les données, ce qui empêchait une migration en Storage vMotion.

Trop souvent l’utilisation des RDM est justifiée par de soit disant meilleures performances, par rapport à l’utilisation des VMDK sur du VMFS.

C’était vrai avec la version 2 du VMFS, mais aujourd’hui, avec le VMFS 5 et la possibilité de faire des VMDK de 62 TB, depuis la version 5.5, il y a plus raison d’être.

Les trois dernières justifications, concernant l’utilisation du RDM sont:

  • La mise en place d’un Failover cluster de Microsoft virtualisés, jusqu’à huit noeuds,
  • Lors d’une migration d’un serveur de fichiers physique, qui avait déjà une LUN
  • Pour des solutions de snapshots consistants, au niveau applicatif, directement sur la baie (snapmanager de NetApp et Replication Manager de EMC).

Voici une KB présentant les différences KB2009226

Le VMDK est plus souple à travailler et migrer.

La première chose à faire, a été de reconnecter les RDM en Virtual Compatibility, ce qui permet lors de SvMotion (Storage vMotion), de les convertir en VMDK, selon la KB1005241

Cette action est simple, mais il faut bien reconnecter les RDM, avec le bon SCSI device, surtout pour les machines Linux, Windows étant plus souple.

 

Malgré cette action, j’avais une VM, avec des RDMs, sur une baie iSCSI, qui avait plusieurs TB de données.

 

Lors des essais de migration ou clonage, nous avions un problème avec l’affichage, dans le vCenter, au niveau du pourcentage de migration, en gros, on a eu tous les cas de figures, ainsi que des time out sur la migration.

 

Mon dernier essai a été le bon, retour aux bons vieux outils de migration, tel que le VMKFSTOOLS.

 

J’avoue ne plus avoir utilisé cet outil, depuis cinq ans et c’était pour la migration de VMs, d’un VMware Server, vers une infrastructure ESX.

 

L’avantage est qu’il est plus bavard que le vCenter et là, malgré le fait que le vmdk n’évoluait plus, le pourcentage incrémentait toujours. Normal, vu que pour migrer le RDM vers du vmdk, il devait lire tous les blocks du RDM, même les vides.

Voici le ligne de commande utilisée :

vmkfstools -i “/vmfs/volumes/xxxxxxxxx/DossierVM/pointeurRDM.vmdk” “/vmfs/volumes/yyyyyyyyyyyy/ DossierVM/vm.vmdk” -d thin

 

Et le tour est joué… bon ça a demandé un peu de temps, car il y avait 4 TB de RDM, mais on y est arrivé.

Bonne migration.

 

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